
La fin du monde
Au sein du cosmos, se mouvant dans l’éther sous la providence divine, les éléments se rencontrent. Dans cette danse céleste, après que l’eau, puis l’air, aient rejoint le feu, entre la terre. C’est alors que l’on entend crier : “Commandant, c’est officiel : après Neptune et Jupiter, nous allons entrer en collision avec le Soleil”.
Mes écrits
Dans cette section, je vous présente une sélection de mes écrits. Je n'y mettrai pas mes romans (qui sont encore en cours décriture), mais certains de leurs chapitres, ainsi que leurs bibles.
Commençons par quelques exercices d'écriture que l'on m'a donnés en ateliers et en cours de narratologie.
Pour celui écrit plus haut, nous devions écrire une "short short story" en utilisant les quatre éléments.
Exercice : écrire un court texte inspiré de la musique gnossienne n°1 d'Erick Satie
Élements inspirés par la musique
Époque : fin de l’époque victorienne
Lieu : un grand manoir vide en Europe
Couleur(s) : ébène, bois
Personnage(s) : Dostoievsky
Élément climatique : brume, neige, blizzard
Animal : corneille, mites
Émotion : rêverie, hypnagogique, intense, majesté, captivé
Consignes
Écrire 5 à dix lignes
Doit contenir : une émotion, un personnage/animal, un élément climatique
« Au centre d'une étendue brumeuse, un manoir inhabituellement grand encaisse les élans acharnés du blizzard. Mais à l’intérieur, rien n’y paraît : même le son du vent sur les vitres ne se fait point entendre. Seule une mélodie sans heurt se mêle harmonieusement à ce silence de mort, résonnant sans décroître, si constante et si parfaite qu’on ne la distingue bientôt plus du silence. Parfaitement seul dans cet immense manoir vide, un homme joue du piano, dans un instant tant et si bien détaché du monde et du temps, comme le manoir de l'extérieur, qu’il en devient une réalité à part entière. Dans l’autre sens non plus, rien ne perce : aucun son ni aucune lumière ne fuit hors des murs. Ces deux milieux sont tellement bien isolés, entre eux et avec le reste du monde, que l’on douterait de leur existence. L’ambiance, dans ce manoir creux aux larges pièces vides dépourvues même de meubles, est plus froide que le dehors. Entouré par rien d’autre de vivant que les mites et les corneilles, l’on penserait que cet homme dérive dans une mélancolie aussi plate et infinie que la plaine qui s’étend au-dehors. Pourtant, si l’on y prête correctement attention, il émane de cette homme et de ce qu’il joue non pas de la mélancolie mais une majesté captivante, pleine de passion et de vie. »
